Mon parcours en photographie

C’est dans un petit village du Nord-Isère, entre champs et forêts, que j'ai eu la chance de grandir. Côtoyer la nature dès le plus jeune âge est certainement le meilleur cadeau que j'ai pu avoir. Mes parents, grands amoureux de la nature, m'ont très vite emmené en balades et en vacances dans des endroits verts et reculés. C'est très certainement à eux que je dois cet intérêt pour le monde sauvage qui nous entoure.

Mon introduction à la photographie se fait assez tôt, grâce à mon père et à mon oncle. Dès l’âge de 9 ans, j’emprunte leurs superbes reflex numériques pour tenter de photographier les insectes du jardin ou les oiseaux à l’étang. Mes premières vraies expériences en photo animalière se font face au petit écureuil qui venait piocher des noix dans le jardin de mes parents. Encore loin des filets de camouflage, c’est derrière la vitre du salon que j’avais la chance de me cacher à l’époque.

Une fois dans la vie active, mon temps libre (et mon budget) se dédie principalement à la photo et la nature. Les balades et les explorations s’enchaînent, j’apprends petit à petit à mieux écouter, mieux observer, et des rencontres assez incroyables avec la faune sauvage en découlent.

Après une dizaine d’années en ville, me voilà alors de retour à la campagne, avec maintenant un peu plus d’expérience (et beaucoup plus de matériel) pour tenter de photographier la nature. Comme tout le monde, j’ai un travail qui occupe 35 heures de mes semaines, mais la plupart de mon temps libre, je le passe dehors. La nature est le seul endroit où je profite réellement de chaque instant, et la photographie est la meilleure activité pour tenter de se reconnecter au monde sauvage que l’être humain a complètement délaissé.

Puis arrivent les études supérieures. Me voilà alors projeté à Lyon, loin des champs et des forêts que je connaissais. Je me fais au rythme de la ville, mais régulièrement, je m’échappe au parc en bas de chez moi, d’abord pour aller courir, puis assez vite… pour faire des photos. Car en y passant du temps, j’ai pris conscience que les pigeons et les mésanges étaient loin d’être les seuls habitants sauvages de ce parc urbain.